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Ressource technique

Réseau primaire et réseau secondaire

Les deux termes reviennent dans tous les CCTP de génie climatique. La distinction est simple sur le papier ; elle a des conséquences concrètes sur le tracé, sur les diamètres, sur le supportage et sur la manière de reprendre une installation existante.

Chaufferie : pompes de circulation sur socles, bouteille de découplage et réseau primaire acier raccordé
Chaufferie — pompes et bouteille de découplage

Ce que recouvre chaque terme

Le réseau primaire relie la production aux organes de découplage : chaudières, pompes à chaleur, groupes froid, échangeurs. Il transporte, sur des diamètres généralement importants, entre un nombre réduit de points.

Le réseau secondaire part du découplage vers les utilisations : circuits d’émetteurs, batteries de centrales de traitement d’air, unités terminales, sous-stations. Il distribue, sur des diamètres décroissants, vers un nombre de points beaucoup plus élevé.

Pourquoi les deux sont découplés

Un réseau de production et un réseau de distribution n’ont pas les mêmes besoins de débit, ni les mêmes régimes de fonctionnement. Le découplage permet à chacun de fonctionner selon sa propre logique sans que les variations de l’un imposent leur rythme à l’autre.

Le dispositif le plus courant est la bouteille de découplage, avec ses piquages amont et aval. Un ballon tampon peut compléter l’ensemble lorsque l’installation demande de l’inertie, notamment avec des machines qui supportent mal les cycles courts.

Ce que cela change à la pose

Les diamètres. Le primaire concentre les gros diamètres. Il commande donc les moyens de manutention, les accès, la taille des supports et le temps d’assemblage.

Le tracé. Le primaire est court et contraint, généralement confiné au local technique et à ses abords. Le secondaire est long et se partage la sous-face avec les autres lots.

Le supportage. Un réseau primaire plein d’eau représente une charge sans commune mesure avec une distribution terminale. Les entraxes et les ancrages ne se transposent pas de l’un à l’autre.

Le nombre d’accessoires. Le local technique concentre les organes d’isolement, de mesure et de réglage. Sur un chiffrage, c’est souvent la zone où les accessoires sont comptés et le linéaire de tube qui les relie oublié.

Ce que cela change en reprise d’existant

Reprendre un secondaire, c’est intervenir sur une partie du bâtiment. Reprendre un primaire, c’est intervenir sur tout le bâtiment à la fois : la fenêtre d’intervention devient beaucoup plus courte et la question du maintien d’un fonctionnement partiel devient déterminante.

C’est la raison pour laquelle une rénovation de local technique se phase à partir du primaire, et non à partir de l’ordre du plan.

Le point qu’on relève le plus souvent

Sur les dossiers de rénovation, l’écart entre le schéma de principe et le plan d’implantation se loge presque toujours au même endroit : le linéaire qui relie les équipements entre eux dans le local. Les accessoires sont énumérés, les machines sont positionnées, et la tuyauterie qui les relie n’est comptée nulle part.

C’est une question à poser avant la remise du prix, pas un poste à provisionner en silence.

Une opération à préparer ?

Envoyez les plans, le CCTP et le planning. Nous vous dirons si nous avons déjà réalisé l’équivalent et sous quel délai nous pouvons intervenir.

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